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Publié par la cgtr

1,75 % D’AUGMENTATION À LA SOMACOM

 

     Après une semaine de grève, les ouvriers de la Somacom du Port ont obtenu 1,75 % d’augmentation des salaires. Ils en demandaient 3 et leur patron ne voulait pas aller au-delà de 1 %. Comme l’ont déclaré les grévistes, le volume de marchandises traité par l’entreprise a encore augmenté l’an dernier, l’argent est donc rentré dans les caisses de l’entreprise. Mais le patron, soutenu par le président de la CCIR, a tenté de jouer la montre. Il a finalement dû lâcher plus que ce qu’il s’était fixé comme limite.

 

CITROEN : NON À LA RÉPRESSION SYNDICALE !

 

    À Citroën, la direction a décidé de s’en prendre à trois militants de la CGTR, dont le secrétaire général de la CGTR-CMR qu’elle veut licencier. Les ouvriers de la concession du Chaudron ont immédiatement répliqué en se mettant en grève, rapidement rejoints par leurs camarades du Port et de Saint Pierre.

     Le comité d’entreprise a émis un avis défavorable concernant ces sanctions, et l’affaire sera bientôt portée devant l’Inspection du Travail.

     Ce que cherche la direction dans cette affaire, c’est décapiter le syndicat, se débarrasser des militants qui se sont à plusieurs reprises retrouvés à la tête de grèves et la gênent dans ses affaires.

 

CHAUDRON : LA GRÈVE AU CENTRE DE TRI CONTINUE

 

    Les travailleurs du centre de tri de Saint Denis sont en grève suite à la décision de la Poste de mécaniser le travail. Cette restructuration du service est présentée par la direction comme un progrès alors que pour le personnel cela se traduira par de nombreuses suppressions de postes, le non remplacement des départs à la retraite, la modification de leurs horaires de travail et l’augmentation des cadences à venir.

     D’après l’intersyndicale CGTR- CFDT- SUD, 80 % du personnel était  en grève vendredi et le mouvement commençait à avoir des répercussions sur la distribution du courrier obligeant la direction à faire appel à ses cadres pour faire le travail des employés…

     Les grévistes s’opposent donc à la réorganisation du travail imposée par la direction et réclament une prime plus élevée que celle qui leur proposée.

 

ÉCHEC ET MAT

 

    La grève massive des salariés d’INOVEST n’a pas été digérée par le responsable d’exploitation de Rivière des Roches. Le lendemain, celui-ci interpellait certains grévistes leur demandant pourquoi ils avaient participé au mouvement de solidarité avec leur collègue menacé de transfert dans une entreprise extérieure.

    Eh oui, la solidarité entre ouvriers, voilà qui dépasse l’entendement de ce monsieur qui passe le plus clair de son temps à vouloir diviser les travailleurs !

 

 

 

LES RESPONSABLES DE LA VIE CHÈRE, CE SONT EUX

 

     Les 500 premières fortunes de France ne connaissent pas la crise et ont même vu leur richesse globale augmenter de près d’un quart en un an, écrit l’hebdomadaire Challenges. Son montant s’établit à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevé depuis 1996, année où Challenges a lancé le classement des «500».

     Il a quadruplé en une décennie et représente 16% du produit intérieur brut du pays.

      Ce groupe de 500 compte 55 milliardaires, 10 de plus que l’année dernière, précise l’hebdomadaire. Les dix premiers du classement ont vu leur fortune croître de 30 milliards en douze mois, à 135 milliards (40% du total).

    Dechateauvieux Ne vous imaginez pas que les DOM soient moins bien lotis dans ce domaine que la métropole. La Réunion compte ainsi au moins trois représentants dans ce classement, à savoir Dechateauvieux à la 64e place, avec une fortune estimée à 800 millions d'euros, en augmentation par rapport à 2012 (605 millions d'euros), Armand Apavou, à la 77e place, avec une fortune estimée à 650 millions d'euros, et Le frère de Jacques de Chateauvieux, Henri, complète ce trio réunionnais en étant classé à la 370e place. Détenant 8% du Groupe Bourbon, sa fortune est estimée à 110 millions d'euros.Apavou

     Quant à l’Antillais Bernard Hayot, il occupe la 185e place, avec une fortune estimée à 275 millions d'euros.

     Si vous vous demandez à qui profitent  la spéculation foncière et immobilière ou les prix gonflés de la grande distribution, vous avez la réponse ! Et tous ces profits proviennent de l’exploitation des travailleurs.

 

LE PATRONAT EXIGE, LE GOUVERNEMENT S’EXÉCUTE

 

    Mercredi 3 juillet, devant un parterre de patrons, Pierre Gattaz, qui venait tout juste d’être élu à la présidence du Médef en remplacement de Laurence Parisot,  a réclamé une baisse de 100 milliards en cinq ans des charges et impôts payés par les entreprises : 50 milliards sur les prélèvements obligatoires, et 50 milliards sur les cotisations sociales patronales, à transférer sur la TVA ou la CSG - c'est-à-dire les impôts payés par les travailleurs, les chômeurs, les retraités. Pour financer cette baisse de 100 milliards, Gattaz propose de prendre sur les budgets des services publics. Le gouvernement, qui prévoyait déjà 14 milliards d'euros d'économies en 2014, est donc prié d'en faire encore plus. Gattaz a également réclamé d'urgence une nouvelle modification du Code du travail, jugé « trop complexe ». Enfin, il est revenu à la charge sur la réforme des retraites, exigeant le relèvement à 63 ans de l'âge légal du départ en retraite, et l'allongement de la durée de cotisation à 43 annuités.

     Le message a été reçu cinq sur cinq par le gouvernement de gauche qui a d’ores et déjà entrepris la nouvelle réforme des retraites exigée par le patronat.

     Les dirigeants patronaux se disent satisfaits de Hollande, pas nous !

 

42 % DE PAUVRES À LA RÉUNION

 

     D’après une étude de l’Insee, le revenu moyen des Réunionnais, bien qu’il ait augmenté de 10,9 % entre 2007 et 2010, grâce en particulier à la lutte pour la prime Cospar et le RSTA, s’établissait en 2010 à 1070 € par mois contre 1570 € pour un habitant de l’hexagone.

     Cette même année, 42 % des habitants de la Réunion vivaient avec moins que le seuil national de pauvreté (935 € mensuels), soit 343 000 personnes concernées (sur une population de 880 000 habitants), dont 128 000 enfants. 10 % des Réunionnais percevant même moins de 400 € par mois pour vivre.

     La décision du gouvernement de mettre fin au RSTA (100 € mensuels) et à la prime Cospar (50 € mensuels) aura pour conséquence certaine d’augmenter encore le nombre de pauvres à la Réunion alors que les prix à la consommation imposés par la grande distribution sont de 40 à 70 % supérieurs à ceux pratiqués en France, d’après une étude du Quotidien.

     Patrons et gouvernement prennent de plus en plus la population pauvre à la gorge. Vivement l’inverse !

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