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Publié par la cgtr

Dès son entrée en fonction, le nouveau gouvernement a affiché sa volonté de rompre avec le démantèlement des services publics et le mépris de l’ancien pouvoir à l’égard des fonctionnaires. Au-delà des simples déclarations d’intentions, cela devrait impliquer des actes en cohérence.
A ce titre, la CGTR- Finances publiques déplore que plusieurs éléments de la lettre de cadrage de Matignon soient en totale contradiction avec cette annonce et témoignent davantage de la continuité des politiques régressives antérieures que de la voie ouverte au véritable changement :
- pertes sèches d’emplois aux Finances évaluées à 2,5% des effectifs globaux soit 3000 postes liquidés chaque année à venir;
- baisse des crédits de fonctionnement alloués dans les services;
- incertitudes sur la reconduction et le volume des plans de qualification avec toutes les conséquences que cela implique sur les déroulements de carrière, les niveaux de
recrutement et donc l'emploi des jeunes dans la fonction publique;
- mise en concurrence dans l’attribution des moyens entre les ministères qualifiés de prioritaires et ceux qui ne le seraient pas.
A cette série de contentieux s’ajoute par exemple l’absence de réponses sur la suppression du jour de carence, sur l’application de la loi de titularisation des contractuels, et sur l’arrêt des licenciements des personnels précaires.
La seule différence pour l’instant observée réside dans le vocabulaire. A l’austérité de droite on oppose la rigueur de gauche. Eloignés de ces subtilités sémantiques, les agents veulent des réponses qui ne soient celles ni de l’austérité ni de la rigueur !
Lors du quinquennat précédent, les agents des Finances se sont battus contre les suppressions massives d'emplois, contre la casse des services publics, pour la défense des missions, la qualité du service rendu à l’usager et l’amélioration des conditions de vie au travail.
La situation désastreuse des services publics à La Réunion, et notamment aux Finances publiques (un agent pour 1000 habitants, contre un agent pour 500 en métropole), ne saurait supporter une nouvelle vague de suppression d'emplois. C'est au contraire d'un plan de rattrapage des effectifs dont nous avons besoin, en rapport avec les charges réelles de travail et les besoins de la population réunionnaise.
 La CGTR-Finances publique appelle les personnels à se mobiliser dès la rentrée, afin de créer le rapport de force pour imposer maintenant le vrai changement.

Le secrétaire départemental de la CGTR-Finances publiques
Pierrick OLLIVIER
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