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Publié par la cgtr

BULLETIN D’INFORMATION
DE L’UNION RÉGIONALE EST CGTR
Le 20 mai 2014

INOVEST : FAUT PAS POUSSER !
Depuis quelques semaines des chefs de service font pression sur les chauffeurs de camions BOM (ordures ménagères) pour qu’ils descendent de leur camion et « donnent un coup de main » aux rippers pour charger les poubelles dans la benne.
Certains chauffeurs ne supportent plus de devoir effectuer ce travail pénible en plus du leur.
Ces directives des responsables de INOVEST démontrent le manque de personnel pour collecter les déchets, en l’occurrence de rippers derrière les camions.
C’est ce que nos camarades délégués de la CGTR réclament depuis longtemps. Mais la direction de INOVEST a toujours rétorqué que la loi ne l’obligeait pas à prendre deux rippers par camion et que le volume de déchets à ramasser ne nécessitait pas un tel investissement.
C’est avoir peu de considération pour les ouvriers qui s’esquintent le dos en manipulant des charges lourdes tous les jours et par tous les temps.
Outre les risques de maladie, les ouvriers peuvent être pris de malaises et ne sont pas à l’abri d’accidents de la circulation.
D’ailleurs, c’est suite à un accident que la CGTR a rappelé à la direction la nécessité de la présence de deux rippers pour pouvoir alerter plus rapidement le chauffeur et les secours.
Mais la direction a toujours fait fi des revendications de nos camarades car pour elle, la santé et la vie des ouvriers passent après ses profits.
Par deux fois en l’espace de quelques mois, l’année dernière, les salariés de INOVEST ont fait grève pour dénoncer les pressions exercées sur eux dans l’entreprise et les mauvaises conditions de travail.
La direction voudrait peut-être que les salariés se rappellent à son bon souvenir !

TRAVAILLEURS PUBLIC-PRIVÉ : UNE MÊME CLASSE OUVRIÈRE

Jeudi 15 mai les syndicats de la fonction publique, répondant à un mot d’ordre de grève national contre le pacte de responsabilité du gouvernement, ont manifesté devant la préfecture. La mobilisation, même si elle a été limitée a eu le mérite de permettre aux travailleurs de l'État opposés à la politique du gouvernement de se faire entendre.
Dans leurs interventions plusieurs militants ont rappelé que le point d'indice des fonctionnaires (qui sert à calculer leur salaire) avait été bloqué en 2010 par Sarkozy et que Hollande avait décidé de maintenir ce blocage jusqu'en 2017, montrant ainsi qu'il y a une continuité entre la politique anti-ouvrière de l'UMP et celle du PS.
Il n’est pas rare d’entendre de la bouche de certains ténors politiques de la droite et de la gauche gouvernementale que les fonctionnaires sont des privilégiés. Cette démagogie, à laquelle se laissent prendre certains travailleurs, permet à l'État de pressurer ses propres salariés, de réaliser des millions d'économies à leurs dépens mais aussi aux dépens de la population qui voit les services publics se dégrader.
Les salariés, quel que soit leur statut, sont toujours perdants quand il ne sont pas solidaires. L'oublier, c'est donner à nos adversaires des bâtons pour se faire battre. C'est pourquoi il faut à tout instant et en toute circonstance rechercher ce qui nous unit, mettre en avant des revendications qui sont celles de tous, comme l'interdiction des licenciements, le partage du travail, l'augmentation des salaires. Et pour arracher ces revendications communes il faut bien sûr un combat commun.
Les travailleurs du privé et du public sont du même côté de la barrière, ils ont les mêmes intérêts et doivent unir leurs forces pour faire payer leurs exploiteurs.

LICENCIEMENT.COM

Un salarié de l’Association Réseau Oté vient d’attaquer son ex employeur aux prud’hommes pour licenciement abusif.
Cet employé qui travaillait depuis huit ans dans la boite s’est fait viré pour avoir tenu des propos soi-disant « insultants » et excessifs » contre son employeur sur « facebook ».
Le salarié et son avocat qui réfutent les arguments du patron et de son défenseur considèrent que ses propos n’étaient pas publics et affirment que le patron « a voulu le saquer pour des raisons obscures, suite à un changement de direction » (Quotidien du 20/05/14).
La décision du tribunal sera rendue le 22 septembre et pourrait bien faire jurisprudence.
Quelque soit l’issue de cette affaire, elle prouve bien une chose : c’est que les patrons peuvent se permettre de licencier qui ils veulent, quand ils veulent pour peu qu’il se sentent « dénigrés » ou qu’ils considèrent les agissements du ou des salariés « préjudiciables aux intérêts » de l’entreprise.
Mais quand les travailleurs se font humilier et insulter régulièrement par leur patron, souvent devant leurs collègues ou devant les clients ; quand le patron ou le chef fait pression sur eux pour qu’ils fassent des heures supplémentaires, parfois pas payées, etc. ont-ils le droit de le sanctionner ? Bien sûr que non.
Dans cette société dirigée par les capitalistes, la justice fonctionne à deux vitesses : dure pour les travailleurs et clémente pour les patrons.
Les travailleurs n’ont que des devoirs et peu de droits.
Il faudra bien que cela change un jour !

RETARD DE SALAIRES : PRATIQUE PAS TRÈS PROPRE !

Autres problèmes, autre plainte. Hier ce sont les salariés de la société de nettoyage Eko Bulles (ex ABS) qui ont poussé leurs patrons devant les prud’hommes de Saint Denis pour réclamer le paiement de leurs deux derniers mois de salaires.
La direction de l’entreprise mettant en avant des difficultés financières a déclaré « tout faire pour régler cette situation rapidement ».
C’est le moins qu’elle puisse faire car c’est quand même le droit de ces salariés d’être payés pour un travail qu’ils ont effectué, d’autant, comme la plupart des travailleurs, qu’ils ont du mal à payer leurs factures ou faire face aux dépenses courantes mais pourtant nécessaires.
Cette situation catastrophique dans laquelle se trouve ces travailleurs montrent bien à quel point les salaires sont bas et ne nous permettent pas de mettre « un ti monnaie sur le côté » en cas de coup dur ou quand…les patrons ne respectent pas leurs obligations !

FINANCES PUBLIQUES : EMBAUCHEZ !

En cette période de déclaration des révenus et surtout ces derniers jours, les centres d’impôts de l’île sont pris d’assaut par les contribuables qui viennent solliciter une aide pour faire leur déclartion de revenus.
Devant et dans les centres ce sont des files incessantes de personnes et les emboutillages qui vont avec.
Alors que les agents réclament, à juste titre, l’embauche de salariés en nombre suffisant pour répondre aux sollicitations de la population, la direction des impôts y voit dans cet afflux de contribuables des « habitudes à changer » de la part de Réunionnais qui « aiment » venir dans les bureaux.
Outre son cynisme, ce directeur affiche son soutien à la potitique de ce gouvernement, mais aussi aux précédents, qui consiste à réduire les postes dans les services publics aux dépens de la population.
À la Réunion plusieurs milliers de personnes, notamment des jeunes diplômés, cherchent du travail pendant que d’autres écroulent sous le boulot. Une équation qui serait facile à résoudre si on exigeait l’embauche massive en répartissant le travail entre tous…sans baisse de salaire !

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