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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

GRÈVE AU CHU : LA DIRECTION RECULE

La grève au CHU lancée par l’Intersyndicale CFTC-FO-UNSA-CGTR lundi 10 octobre pour l’obtention d’effectifs supplémentaires a été un succès, car suivie par des centaines d’agents hospitaliers.

Tous les syndicats appelaient donc à la mobilisation, sauf la CFDT qui a traité cette grève d’ « illégale » reprenant là une formulation qu’on plus l’habitude d’entendre dans la bouche des patrons que venant d’une organisation devant normalement défendre les intérêts des travailleurs.

Le déficit d’emplois au CHD Bellepierre n’est pas une situation isolée à la Réunion. Lors d’un dernier appel à la grève, le personnel du GHER avait lui aussi fortement répondu présent pour la même revendication.

Le déficit de personnel engendre fatigue, stress, dépression, arrêts maladie chez le personnel soignant, mais a aussi des répercussions sur la qualité de soins, l’écoute et le confort dont devraient bénéficier les patients.

Cette situation trouve son origine dans les économies qu’impose le gouvernement aux établissements publics de soins. Elle se traduit en particulier par l’emploi de nombreux travailleurs en contrats précaires, ce qui a pour effet de déstabiliser les services et de rendre la vie impossible à tous, soignants et malades.

Il n’est pas rare de voir une infirmière et une aide soignante se retrouver seules à surveiller et intervenir auprès de plusieurs dizaines de malades sur deux étages, certains services de médecine générale se retrouver en sous effectifs du jour au lendemain pour cause de non remplacement de personnel dont le contrat déterminé est arrivé à son terme, etc.

Cette grève très largement suivie a montré que le ras-le-bol a atteint un point de non retour. L’administration a dû en prendre la mesure, car aujourd’hui elle annonce la stagiairisation de 176 travailleurs en contrats précaires.

Un recul dont peuvent s’enorgueillir les grévistes du CHU et qui en appelle d’autres !

CONGRÈS CGTR PRÉFECTURE

Vendredi 7 octobre, s’est tenu au Port le premier congrès du syndicat CGTR de la préfecture en présence de plusieurs dizaines de militant(e)s de cette administration. Étaient aussi présents le secrétaire général du syndicat Port et docks, un représentant de la fédération du BTP, le secrétaire général CGTR du Trésor public, le secrétaire général de l’URSO et le secrétaire général de l’URE-CGTR.

Ce syndicat a été créé en 2010 avec très peu de militants, mais la ténacité de ces derniers leur a permis de syndiquer un nombre conséquent de salariés sur tous les sites préfectoraux. La raison de ce succès tient certainement à leur travail de terrain, à leur proximité avec les salariés et la prise en compte de leurs revendications individuelles et collectives – des procès devant le tribunal administratif ont ainsi été gagnés qui ont permis de rétablir certains salariés dans leurs droits – mais aussi aux explications apportées sur le fonctionnement du système d’exploitation capitaliste que subissent quotidiennement aussi bien les travailleurs du privé que du public.

Le syndicat s’adresse aux personnels travaillant à la préfecture, dans les sous-préfectures, mais aussi au Tribunal administratif, aux inspecteurs du permis de conduire. 1500 salariés en tout.

Les dirigeants du syndicat de la Préfecture ont dénoncé à l’occasion de ce rassemblement la politique du gouvernement et du Ministère de l’Intérieur qui consiste à supprimer les points d’accueil (2000 suppressions de postes programmés au niveau national par le biais de la dématérialisation des documents administratifs), à utiliser de plus en plus de jeunes travailleurs en contrats précaires pour faire le même travail que leurs collègues fonctionnaires, mais avec des salaires de misère, bafouant ainsi le principe soit disant intangible de « à travail égal, salaire égal», la sous-traitance de nombreuses tâches comme les examens de passage du permis de conduire.

Ils s’opposent aussi au Plan Préfectures Nouvelle Génération (PPNG) du gouvernement et à sa volonté d’individualiser carrières, régimes indemnitaires et primes dans le but de réduire la masse salariale.

Contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, les travailleurs travaillant pour l’Etat ne sont pas à l’abri des attaques menées par le gouvernement contre le monde du travail.

À l’issue de ce congrès, une nouvelle commission exécutive de 15 membres a été élue et le secrétaire général, Michel Giordano a été reconduit à la tête du syndicat.

CRÉATIONS D’ENTREPRISES : ENTRE RÊVE ET RÉALITÉ

L’ADIE et Pôle Emploi organisent du 10 au 14 octobre la semaine de création d’entreprises. Selon les organisateurs, les 5900 entreprises créées en 2015 seraient révélateur d’une véritable envie des demandeurs d’emploi de créer leur propre entreprise, en l’occurrence des micro entreprises, voire des entreprises unipersonnelles. La création d’entreprises serait la solution pour lutter contre le chômage massif à la Réunion.

Certes, pour un jeune qui arrive sur le marché du travail sans réel espoir de se faire embaucher ou pour un quinquagénaire qui a perdu le sien, retrouver une activité en créant sa petite boîte peut être un moyen de se faire un revenu et de se sortir un peu la tête hors de l’eau. Mais le nombre de travailleurs qui s’en sortent réellement par cette voie reste très limité, car beaucoup ferment leurs affaires au bout de quelques années, voire quelques mois, par manque de débouchés ou tout simplement éliminés par plus gros qu’eux.

Certains auto entrepreneurs se retrouvent bien souvent à travailler pour le compte de grosses entreprises qui leur imposent des contrats qui les mettent en situation de quasi esclavage, parfois pire que les travailleurs salariés, sans réelle couverture sociale, sans perspective d’avoir une retraite un jour, etc.

Certains de ces travailleurs indépendants ont intenté des procès à leurs donneurs d’ordre pour la requalification de leur contrat en tant que salariés.

Ceux qui vantent la solution de se mettre à son compte pour échapper au chômage font sciemment l’impasse sur toutes les embuches que vont immanquablement rencontrer ces travailleurs. C’est une façon de faire porter la responsabilité du chômage sur le dos des chômeurs plutôt que sur les patrons, surtout ceux des grandes entreprises et des grands groupes. Ce sont pourtant eux qui licencient à tout va même quand ils font des profits colossaux comme dans l’automobile, le commerce, le BTP, l’industrie pharmaceutique et même les banques !

Ce sont eux qui externalisent un grand nombre de leurs activités avec pour but avoué de diminuer leur masse salariale et étranglent leurs sous-traitants en les payant avec des mois de retards. Mais ce sont surtout les travailleurs des entreprises sous-traitantes qui paient les pots cassés de cette politique par la précarité qui leur est imposée, les cadences infernales et les mauvais traitements (bas salaires, mais aussi pressions de toutes sortes).

Pour la CGTR, faire reculer le chômage nécessite d’abord d’interdire les licenciements, de réduire fortement la durée du travail en instaurant la semaine de 32 heures, de répartir le travail entre tous sans diminution de salaire. Cela est possible en l’imposant au Capital par la lutte.

ÉGALITÉ HOMMES-FEMMES… QU’ILS DISENT !

61 % des femmes craignent d'être un jour victimes de discriminations au travail. C'est ce qui ressort d'une enquête réalisée pour le Medef.

Pas besoin d'une enquête pour trouver les responsables de cette inquiétude. Le Medef, syndicat des patrons, est bien placé pour savoir où ils sont.

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