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Publié par la cgtr

Bulletin de l'URE CGTR du 16 novembre 2016

CHRONIQUE PRUD'HOMALE

            Licenciée depuis avril 2011 chez BPA (Bourbon Pièce Auto), en étant accusée à tort par son employeur d'avoir été à l'origine de la perte d'une enveloppe contenant de l'argent en espèce correspondant à la recette du jour, une salarié ne pousse la porte de la CGTR qu'au début de l'année 2015 pour faire reconnaître la rupture abusive de son contrat de travail, soit plus de 4 ans plus tard.

            Depuis cette accusation arbitraire, mensongère et humiliante, la salariée s'est retrouvée dans l'obligation d'être suivie par un psychologue, car cette rupture de contrat l'a complètement détruite et à ce jour elle est actuellement dans l'impossibilité de travailler à cause de cette affaire.

            Le conseil de Prud'hommes vient de lui donner raison, de lui accorder plus 30 000 euros de dommages et intérêts et a reconnu la rupture abusive de son contrat de travail.

            C'est une indemnité qui peut paraître énorme mais qui ne correspond pas du tout au préjudice financier et moral qu'elle a subi. Et dans ce cas on peut se poser la question à quand l'obligation de réintégration qui est le seul moyen de faire baisser le nombre de licenciements et rétablir le salarié dans ces droits ?

 

CENERGI : 100 OUVRIERS SUR LE CARREAU

            Après obtenu plusieurs délais supplémentaires pour payer sa dette de plusieurs millions d'euros aux organismes de protection sociale (Sécurité sociale, etc), le patron de Cenergi, entreprise de    a vu son entreprise placée en liquidation judiciaire pour non respect des échéances fixées par le tribunal de Commerce.

            Le patron de l'entreprise, Le Bourvelec, ex vice-président du Médef Réunion et président de la FRBTP, a déploré l'intransigeance du tribunal et expliqué une fois de plus que l'entreprise était viable car disposant de plusieurs millions de commandes de chantiers.

            On se demande alors comment Cenergi, avec tant de commandes et donc d'entrées financières, a pu cumuler autant de dettes sociales...

           Si l'Etat s'est montré conciliant avec le patron de Cenergi qui, déclare-t-il confiant, est sûr de pouvoir rebondir, car il y a un marché, ce n'est pas le cas des 90 salariés réunionnais et mahorais qui vont perdre leurs emplois et ne sont pas sûrs d'en retrouver un avant longtemps.

            L'argent de l'Etat, mais aussi les profits accumulés par les capitalistes devraient avant tout servir à maintenir les salaires et les emplois, voilà ce que pense la CGTR.

 

CONTRATS AIDÉS POUR LES PATRONS,

MAIS SALAIRES NON PAYÉS, ÇA SUFFIT !

            Ces derniers jours, plusieurs salariés d'association de l'Est travaillant dans l'Environnement se sont adressé à notre union pour nous informer que leurs salaires ne leur avaient pas été versés en octobre, voire en septembre et octobre.

            Confrontés à une situation financière difficile, ils ont demandé des comptes aux présidents de ces structures qui bien souvent travaillent en sous-traitance pour les mairies et bénéficient d'allégement salariaux allant jusqu'à 90 % des salaires versés.

            La question qu'il faut poser est : où sont passées ces subventions, pourquoi ont-elles cessé d'être utlisées pour payer ces travailleurs.

            La CGTR Est a proposé aux salariés concernés à organiser une riposte collective pour réclamer des comptes à leurs employeurs en commençant par se réunir au local de l'URE-CGTR.

            L'union fait la force !

 

INDE : 13 OUVRIERS MORTS POUR LE CAPITAL

            13 ouvriers ont perdu la vie  vendredi 11 novembre dans l'incendie de leur usine de travail du cuir à Sahibabad, une ville proche de la capitale de l'Inde, New Delhi.

            Ils ont été surpris dans leur sommeil... révélant ainsi les conditions effroyables d'exploitation dans lesquelles ils étaient contraints de travailler.

            Ce n'est pas la première fois que pareille catastrophe se produit dans ce pays où des milliers d'ateliers clandestins continuent à proliférer sans aucune sécurité pour les ouvriers pour engraisser en sous-traitance les grandes marques de confection des pays occidentaux et le patronat local.

            En octobre, 8 ouvriers ont trouvé la mort dans une explosion d'une fabrique de pétards dans l'Etat du Tamil Nadu (sud de l'Inde) et en 2013, 1138 ouvrières étaient mortes dans l'effondrement de l'usine du Rana Plazza dans l'Etat voisin du Bangladesh dont le propriétaire avait surélevé la construction sans respecter les normes de sécurité et avait barricadé toutes les issues de secours.

            Le capitalisme que tous ses partisans nous présentent comme un monde de liberté et indépassable n'est en fait n'est en réalité fait que d'exploitation et de barbarie. Les travailleurs en s'en débarrassant épargneront ainsi des milliers de vies.

 

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